GrégoireVoevodsky
"La guerre !" répétait sans arrêt le coach de Sébastien Cornu, au cours des dernières reprises contre Romain Jacob.
C'était le 10 juin dernier, à Calais.

Cornu était épuisé. Ses yeux semblaient ne plus voir. Ne plus voir la réalité physique des choses. Des yeux rêveurs sur un visage en peine.
La guerre. Quand les deux machines de chair, de peau et de muscles s'imbriquent dans le corps-à-corps où la retraite, le répits sont proscrits, où chaque interstice est une place pour un crochet, un uppercut, chaque seconde un effort vers l'avant.
Lorsque l'on renonce à tout préserver.
Sauf elle, la guerre.

Raphaël Tronché contre Remgitus Ziausys. Cent kilos chacun.